Avec Marie
L’Assomption de Marie, c’est l’exaltation de Celle qui, du Ciel, veut maintenant nous obtenir toute grâce. Elle nous invite à nous confier à ses mains très pures pour la rejoindre
dans sa plénitude.
C’est cette confiance éperdue que nous enseigne aussi le Père Maximilien Kolbe dont nous fêtons le martyre en la veille de l’Assomption.
L’amour sans restriction que Maximilien Kolbe vouait à la Vierge Immaculée a été le ressort de toute son existence. Enfant, il reçut d’elle une grâce sur laquelle il s’est toujours montré discret : Marie lui a présenté deux couronnes, l’une blanche et l’autre rouge symboles de la pureté et du martyre, il choisit les deux. Cette grâce orientera sa vie jusqu’au sacrifice héroïque que l’on sait.
En 1917, devenu franciscain, il fonde « la Mission de l’Immaculée » par laquelle il va se consacrer à répandre l’Evangile à partir du culte marial. Son dévouement à servir l’Immaculée est sans mesure –excessif disent certains. Mais pour le Père Kolbe, un tel amour pour la Vierge ne peut en aucun cas faire obstacle à l’adoration que nous devons au Seigneur. Bien au contraire, puisque Jésus nous a été donné par Marie et qu’Il nous l’a Lui-même donnée pour mère. Il écrivait : « Plus quelqu’un appartient à l’Immaculée, plus il peut s’approcher librement et en toute confiance des plaies du Sauveur, de l’Eucharistie, du Cœur Sacré de Jésus, de Dieu le Père. »
Maximilien s’est fait instrument entre les mains de Marie et elle ne lui a rien refusé. Qu’on en juge à l’impressionnante fécondité de son action.
En 1922, pour travailler à l’Evangélisation, il publie une revue mariale dont le développement se révèle extraordinaire. Alors, il fonde « Niepokalanow », Cité de l’Immaculée au service de la Presse, d’où sortiront un quotidien à cent cinquante mille exemplaires et des mensuels au tirage d’un million d’exemplaires !
Cette œuvre attire des vocations franciscaines par centaines.
Mais son zèle missionnaire ne se limite pas à la Pologne et il fonde au Japon une Cité mariale semblable qui connaît aussi un étonnant essor. Puis il jette ses regards sur l’Inde, la Chine…
Mais voici la guerre et la barbarie nazie. Déporté à Auschwitz, il continue au sein de l’horreur de diffuser autour de lui le parfum apaisant de l’Evangile, à travers l’amour de l’Immaculée. Sa charité va culminer dans ce geste suprême du don de sa vie en échange de celle d’un autre. Grâce à lui, le « bunker de la faim », lieu de la plus terrible atrocité qui résonnait des cris désespérés de ses pauvres victimes, va résonner de cantiques à la Reine des martyrs et devenir le lieu du plus sublime héroïsme. Il y meurt après deux semaines d’agonie en la veille de l’Assomption 1941.
Avec Marie, il est allé jusqu’au bout du don de lui-même et il s’est conformé à Jésus dans une imitation peut-être indépassable. Par les mains de Marie, il a rejoint son Seigneur dans la radieuse clarté céleste.
Oui, la Vierge glorieuse est bien l’échelle blanche qui conduit au Cœur du Christ.Soeur Marie Paul GIRAUD
Bénédictine de Venière
La vie de Jeanne Frémyot de Chantal fut aussi
tourmentée que trépidante. Car, comme nous allons le voir, jamais l’épreuve n’épargna cette « Bonne Dame » si charitable envers les pauvres, si sensible et pleine de vie. Née en
1572, dans une famille de la haute société dijonnaise, orpheline de mère, la petite Jeanne reçut de son père une solide éducation chrétienne. Lorsqu’elle atteignit l’âge de 20 ans, elle fut,
selon les coutumes en vigueur à l’époque, mariée à un baron : Christophe de Rabutin-Chantal
Sœur Agnès SCHOCH
Donc, notre APPUI, c'est le Christ, la Parole de Dieu entendue chaque
jour, accueillie, aimée, ruminée dans son cœur, qui va s'épanouir en prière de louange, d'offrande, de supplication et qui nous convertit.
(peinture de Soeur Marie-Madeleine, Abbaye de Venière)