Dimanche 23 décembre 2007

Merveilleuse pédagogie de la Liturgie ! En cette messe du Jour de Noël, le premier mot de l'Evangile de Jean :

" Au commencement ",

 loin de nous ramener en arrière, nous propulse en avant, dans les profondeurs de la vie divine. Jean nous fait relire l'Evènement de la nuit de Noël à un tout autre niveau. Les personnages ne sont plus Joseph, Marie, les bergers et les anges, mais le Père, le Fils et l'Esprit Saint. L'horizon n'est plus Bethléem et l'attente du peuple juif mais le Monde et l'Histoire dans leur totalité. La joie des bergers devient celle de tout homme qui peut se découvrir enfant de Dieu.

 

Le Mystère que nous fêtons en ce Jour de Noël, c'est celui de Dieu qui depuis toujours, veut se communiquer à l'homme. L'enfant né à Bethléem, dans l'obscurité d'une étable est le Verbe, la Parole éternelle de Dieu, le Fils Unique plein de grâce et de vérité, la lumière du monde. Pour entrer dans ce paradoxe et en saisir la portée, il faut revenir

" Au commencement ",

auprès de Dieu qui s'est fait homme pour que les hommes deviennent enfants de Dieu.

Et pourtant, à l'évocation d' un don si prodigieux, l'Evangile de Jean se doit d'ajouter :

" Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu ".

Ne pensons pas trop vite aux portes fermées de Bethléem. Les siens : ce sont les hommes, nous. Tant il est vrai que Dieu n'est supportable que quand il est lointain. Que Dieu vienne à nous sous les traits d'un enfant pauvre, cela nous choque. Nous pouvons jongler avec l'idée de Dieu, nous ne pouvons pas tricher devant le regard désarmé d'un enfant qui s 'éveille à le vie. Dieu est venu à nous.

Quelle réponse allons-nous lui donner ?

Soeurs Auxiliaires du Sacerdoce - Mâcon

par Diocèse d'Autun
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